Nos experts

 

Nos intervenants professionnels, des experts et des repères !

Le corps enseignant d’Excelia Tourism School est composé en grande majorité de professionnels en poste dans les secteurs touristiques de l’hôtellerie, de l’événementiel et des loisirs. Français ou internationaux, vivant en France ou venant exprès de l’étranger pour faire leurs cours, ils apportent leur expertise dans leur domaine d’activité aux étudiants de Bachelor et de Master of Science. 

Régulièrement sollicités pour des jurys d’admission et pour des comités de perfectionnement dans les deux cursus, ces enseignants vacataires issus de l’entreprise sont des pros pointus, doués d’une grande faculté de communication avec les étudiants. Les témoignages qui suivent pourraient bien vous donner envie de devenir étudiant chez Excelia… ou enseignant !

 

L’importance de faire ce qu’on aime 

Eugénie Pereira, en commençant ses études, se destinait au marketing industriel. Mais dès la première année elle tombe « dans la marmite associative », où elle découvre les métiers de l’événementiel. Elle s’oriente alors vers le management international et effectuera tous ses stages chez un organisateur professionnel de conférences au Mexique et en Belgique. Elle travaillera ensuite pendant deux ans et demi pour une petite agence belge en charge de l’organisation de congrès médicaux et de la mise en place de contrats-cadres avec la Commission européenne. Puis de 2012 à 2016 elle fera partie de MCI Group, une société suisse d’événementiel et de tourisme d’affaires, qui compte 60 bureaux dans 31 pays. 

En 2016, Eugénie partira pour un voyage de 9 mois. Au retour, après s’être donné le temps de la réflexion, elle a la certitude d’aimer son secteur : celui du tourisme d’affaires. Cependant elle décide de créer son auto-entreprise. Son domaine ? Le MICE (meetings, incentives, conférences, exhibitions) soit des congrès et conférences uniquement dans le B to B.

Elle en est aujourd’hui à une quarantaine de conférences et de congrès organisés depuis le début de sa vie professionnelle. Elle n’intervient pas en France, très peu en Belgique ; sa valeur ajoutée se trouve sur l’international : en Angleterre, en Allemagne, en Afrique du Sud, dans les Pays des Balkans.

Eugénie Pereira intervient auprès des 3èmes années Bachelor Management du Tourisme et de l’Hôtellerie, pour environ 25 heures sur 3 classes, en French Track et en English Track, avec de nombreux étudiants internationaux.

« Il peut arriver que j’aie 6-7 heures de cours de suite devant un amphi de 50 étudiants : c’est un vrai show, il faut les stimuler ! »

Mais Eugénie adore son métier et la passion de transmettre l’anime fondamentalement.

C’est ce qu’elle souhaite que les étudiants d'Excelia Tourism School retiennent : l’importance de faire ce qu’on aime dans la vie et de le partager au mieux. 

Elle leur enseigne à quel point l’organisation d’un congrès est passionnante mais complexe.

« Tout le monde sait faire de la logistique. Or le congrès doit générer de l’argent, c’est un procédé très long, un processus scientifique collaboratif avec des appels à communication… explique Eugénie. Outre les contraintes techniques et de sécurité, en Europe tout est politisé : parfois un seul point nécessite d’échanger 50 emails ! Il arrive que le projet reste le même mais les représentants du client peuvent changer… »

Son but est de faire comprendre aux étudiants qu’à chaque fois qu’une décision est prise, cela a des incidences en cascade sur quelqu’un ou quelque chose.

Elle leur transmet aussi l’idée que malgré les deux années de Covid, « les gens ne se sont pas arrêtés de vivre, il y a du travail dans le tourisme ! » Elle leur apprend également que « dans ces métiers, on ne peut pas travailler seul, c’est du travail d’équipe ». Eugénie sait de quoi elle parle, ce qui ne l’empêche pas de se rendre compte que les étudiants lui apportent aussi des nouvelles connaissances, dans un véritable échange.

 

L’ouverture au monde et à d’autres perspectives

Échanger, être écouté, rassuré… C’est un besoin émanant des étudiants également ressenti par Frédéric Dumoulin. « On n’est pas seulement dans une relation prof / élève, on prend en compte la personne, des liens se créent » explique l’intervenant qui aurait rêvé d’avoir « en son temps » les mêmes opportunités que les étudiants d’Excelia Tourism School, émerveillé par la palette d’outils à disposition et la qualité du fonds de la médiathèque, avec de nombreux contenus à découvrir.

Frédéric se pose lui aussi beaucoup de questions sur l’industrie hôtelière et touristique et sa capacité de résilience, avec des réponses positives qu’il avait envie de relayer à travers le partage de son expérience à l’international. Vingt ans passés à travailler dans le groupe Accor l’ont conduit à travers différents pays – Les Émirats arabes unis, la Corée du Sud et Singapour où il a occupé différentes fonctions régionales et managériales en vente, marketing et distribution. Puis il se concentre sur l’aide à la vente, à la digitalisation et au sourcing (recherche et évaluation de fournisseurs), encore dans la zone Asie-Pacifique, cette fois pour le groupe allemand HRS. La crise sanitaire l’amènera à rejoindre la sharing economy (économie collaborative) à travers une filiale de Renault-Nissan en Angleterre, Karhoo. En 2022, il intervient en free-lance pour un groupe hôtelier aux Maldives avec des missions diverses : identification des nouvelles tendances, structuration digitale, distribution et transformation.

C’est alors qu’il venait de terminer son EMBA à la National University of Singapore, que Frédéric a d’abord participé à des jurys d’admission chez Excelia, avant de commencer à y enseigner en septembre 2021. Une centaine d’heures par an, réparties entre les modules de Bachelor « Entrepreneuriat », « Marketing en hôtellerie », « Vente et distribution dans l’hôtellerie », pendant lesquelles il présente aux étudiants l’état d’esprit d’un entrepreneur, les typologies d’entreprises et les ventes complexes qui animent le monde du tourisme.

Son parcours et son récent « réapprentissage » lui donnent une autre vision que la seule perception occidentale.

« La dimension interculturelle n’est pas forcément intégrée. Je vois les yeux des étudiants s’ouvrir en grand quand je leur parle des différences culturelles. Pour certains, c’est la première fois qu’ils entendent parler d’économie africaine, par exemple. Il s’agit de discerner les pays où tout est bien organisé et accessible, et les autres. »

Il s’agit aussi d’intéresser ces jeunes adultes de 20-25 ans, en French Track et en English Track, que Frédéric est à chaque fois ravi de retrouver pour des cours où il panache théorie et mise en pratique.

« J’apprécie nos interactions, ça nourrit. Les étudiants et moi sommes à l’écoute les uns des autres et respectueux du temps passé ensemble. J’estime que si je parviens à ouvrir leurs perspectives, si j’arrive à leur faire considérer « le voyage en entier et pas que la destination », mon travail est fait. »

 

Un métier au cœur du changement 

ll y a pile dix ans, Alliaume Martin sortait d’Excelia, diplômé d’un Bachelor nommé à l’époque « Création et management des entreprises touristiques », à l’issue duquel on lui proposait un CDI chez Voyage privé. « Mais les postes qui m’intéressaient consistaient à concevoir des produits touristiques et n’étaient accessibles qu’à des Bac + 5. » Alliaume rejoint alors une école de commerce bordelaise pour un Master en hospitality management dans le but de faire un stage en Revenue management*​, une discipline découverte lors de son Bachelor à La Rochelle. « C’est grâce à Excelia et au cours de M. Chapuis que j’ai découvert ma vocation. »  

Il entrera ensuite chez Accor en tant que RM junior pendant 1 an et demi pour un hôtel Ibis de 700 chambres, évoluera comme RM senior en s’occupant des données de deux hôtels à Montmartre (Ibis et Mercure), avant d’être missionné en 2018 pour encadrer une équipe de RM !

« Le Revenue management est un métier jeune, qui évolue rapidement, tous les 18 mois ça bouge. Il y a beaucoup de postes créés et de perspectives, et pour l’instant peu de gens formés en RM. »

Comme un éclairage sur les stratégies mises en place par les destinations, le RM est un sujet générateur de nombreux autres, qui passionnent Alliaume, comme :

« savoir si Booking est un partenaire ou un ennemi pour les hébergeurs : des discussions à bâtons rompus avec les étudiants, car nul besoin d’être expert, il suffit de se servir de son bon sens ». 

Depuis 5 ans, le professeur vacataire intervient pour Excelia au sein du Bachelor Management du Tourisme et de l’Hôtellerie, des promotions d’alternants, en binôme avec un autre enseignant maître de conférences pour la théorie. « Pour ma part je leur parle d’outils utilisés au quotidien, en ancrant les pratiques dans le réel, dans le concret » explique Alliaume, qui pose quelques jours de congés chez Accor pour venir enseigner à l’école « parce que c’est Excelia ! ». Plus tard, les étudiants n’hésitent pas à le recontacter.

« Je continue à les conseiller, je fais une sorte de « SAV ». J’ai un vrai plaisir à venir là et à transmettre. Transmettre c’est d’ailleurs ce que je fais tous les jours en RM : communication et pédagogie avec tous les services de l’hôtel. Je rends des tableaux Excel intelligibles à des gens qui ont des attentes variées. »  

Pour faire comprendre encore mieux à ses étudiants les enjeux du RM en hôtellerie sur des cas pratiques, Alliaume aurait envie de concevoir un business game dans lequel il s’agirait plus d’émulation que de compétition entre les groupes.  

Plaisir d’apprendre, plaisir d’enseigner : la transmission de savoir-faire et de savoir-être par des intervenants professionnels relève d’une volonté de mettre l’entreprise au cœur de la pédagogie. On peut imaginer qu’ayant été à bonne école, les étudiants en tourisme à leur tour mettront de la pédagogie dans les entreprises qu’ils intégreront… 


 

*Revenue management : RM, un principe d’analyse prédictive des données du marché.